| Grande-Bretagne: Une liste syndicale aux élections européennes |
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| Jeudi, 26 Mars 2009 11:21 |
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D'ores et déjà, cette liste peut se présenter dans six des onze régions, dont l'Ecosse et le Pays de Galles. Il est possible que la liste puisse encore se présenter ailleurs. Cette coalition électorale a donc été mise en place avec le soutien initial du RMT, de notre parti-frère le Socialist Party, du Communist Party of Britain (qui édite le Morning Star), de Solidarity – Scotland’s Socialist Movement - et de plusieurs délégations syndicales. Respect est encore en débat pour participer ou non. Le Socialist Party espère la participation la plus large possible des organisations de gauche et de travailleurs. La plate-forme No2EU-Yes to Democracy est une plate-forme temporaire pour ces élections européennes. Lors de sa fondation, les représentants du RMT ont déclaré qu’il était malheureux qu’un nouveau parti des travailleurs ne soit pas lancé. Mais cela ne signifie toutefois pas que cette liste ne constitue pas une étape importante dans la construction d'une alternative politique. C’est le premier défi électoral lancé au New Labour par un syndicat national (RMT est en plus la fédération industrielle la plus militante de Grande-Bretagne). Construction de la colèreLes élections européennes ne sont peut-pas au premier plan des préoccupations de la plupart des travaillerus. Mais les directives et les décisions néo-libérales de l'UE, relayées de façon enthousiaste par le New Labour, ont un impact sur les licenciements massifs, les économies faite sur notre niveau de vie et les privatisations. Plus tôt cette année, cela a été clairement illustré dans la lutte des travailleurs du chantier de la raffinerie Lindsey. C’est en conséquence de l’application d’une directive européenne qu’une société italienne a été dans la possibilité d’employer des ouvriers qui ne tombaient pas sous les accords nationaux du secteur de la construction. La privatisation partielle de La Poste, première étape vers un bradage complet, est en relation directe avec les directives européennes pour créer un marché postal dérégulé. La campagne No2EU-Yes to Democracy peut faire connaître la réalité de l’agenda néolibéral de l’Union Européenne et en même temps plaider pour une alternative des travaillerus contre les politiciens traditionnels, aussi bien à Londres qu’à Bruxelles. Les élections européennes de juin peuvent en outre constituer un premier test pour l'énorme expression de colère qui fait suite à la destructrice crise du capitalisme. Où cette colère sera-t-elle canalisée ? En 2004, le climat économique était totalement différent, mais les voix de protestation avaient pourtant déjà été nombreuses. Elles s’étaient surtout dirigées vers l'UKIP (UK Independence Party). Le New Labour obtiendra probablement maintenant un encore plus mauvais résultat que lors des élections de 2004, où il était encore considérent comme compétent sur le plan économique. L'UKIP perdra probablement aussi beaucoup de soutien. Ses élus l’avaient remporté sur base de la promesse de s’en prendre une bonne fois aux «eurocrates corrompus». Cependant, deux élus de l’UKIP avaient très vite été associés à des fraudes. L’égo surdimensionné de leur dirigeant Kilroy-Silk a aussi soufflé en direction de la défaite, et le nombre d'adhésions a fortement diminué. Les Tories (conservateurs) pourrront progresser, mais c’est surtout l’extrême-droite et le BNP qui pourront faire une percée en juin. Cette éventuelle future percée de l’extrême-droite a joué un rôle pour que le RMT décide de prendre une initiative électorale. Bob Crow a affirmé lors de la réunion de fondation que beaucoup de membre du RMT avaient déjà pris contact avec les responsables nationaux afin de demander pour qui voter en juin. L'unique alternative mis à part une liste propre aux travailleurs était un un appel à voter pour les partis traditionnels et pas pour le BNP (stratégie de certains groupes antifascistes). Un autre facteur a été la vague de grève parmi les ouvriers du bâtiment suite au conflit de Lindsey. Dans le cadre de ces actions, le caractère antisocial de l’Union Européenne a été dévoilé à une grande échelle. Le RMT lui-même a lui-même participé à des 9 actions de grève dans différentes entreprises contre les pertes d’emploi et les privatisations. Cela n’a pas été difficile pour les membres du RMT d’expliquer que la main d'oeuvre étrangère bon marché pourrait aussi être utilisée dans le transport. Les actions de Lindsey ont également été importantes à un autre nivaeau. La lutte de Lindsey a été une victoire pour la classe ouvrière. Mais pour y arriver, il a fallu une intervention consciente des dirigeants de la grève (dont des membres du Socialist Party) pour s'opposer aux différences nationales ou raciales qui auraient pu dévier le mouvements sur une voie sans issue. Sur le plan politique également, nous avons besoin d’une direction claire. Pour cette raison, et malgré ses limites, l'initiative du RMT est très importante. En réaction à la défaite électorale du New Labour lors des élections européennes de 2004, beaucoup de syndicats ont menacé de mettre unterme à l’aide financière accordée au New Labour. Même au syndicat Unison, syndicat des travailleurs des services publics, le peu combatif secrétaire général a affirmé que la fédération ne continuerait pas à se taire si le gouvernement poursuivait sa politique de droite. C’est pourtant bien ce qui est plus tard arrivé. Tâches politiquesLe RMT, lui, est resté sur cet avis. Beaucoup de difficultés restent toutefois. Le fait qu’un représentant syndical ne peut légalement pas être parlementaire est un problème. En outre, la liste déclare que le parlement européen est un «parlement d'apparence» et qu’un éventuel élu du RMT ne siègerait pas aux séances du parlement. D'autre part, le RMT se dit préparé à mener campagne avec d'autres représentants européens du mouvement ouvrier contre les attaques européennes contre la classe ouvrière. Une discussion parmi les forces qui participent à la campagne devrait apporter plus de clarté. Les socialistes de lutte ne collaboreraient bien entendu jamais à une alliance électorale où les préjugés racistes et nationalistes auraient une place. Ce n’est pas le cas de l'initiative électorale du RMT, même si le programme reste restreint. Le noyau de l'initiative est bien orienté vers les travailleurs. La construction d’une représentation pour le mouvement ouvrier ne suit pas un chemin simple ou linéaire. En 2004, le WASG allemand (alternative électorale pour le travail et la justice sociale, aujourd’hui membre de Die Linke) n'a pas été mis en place autour d'un programme élaboré et de structures démocratiques. Mais il a initié un grand changement politique. L'initiative du RMT a également un grand potentiel. Le train est lancé. C’est maintenant la tâche des socialistes de lutte de combattre pour leurs idées et pour une programme anti-crise socialiste dans leur participation au renforcement de cette initiative électorale. |
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La syndicat des transports RMT (Rail, Maritime and Transport workers’ union) a décidé de mettre en place une alliance électorale pour les élections européennes. Un nom de parti a été enregistré - «No2EU - Yes to Democracy» - et Bob Crow, dirigeant du RMT, en est le dirigeant officiel. La plate-forme de la liste s'oppose explicitement à la Constitution européenne (devenue le traité de Lisbonne), à la politique de privatisation de l'UE ainsi qu’à la politique anti-syndicale imposée par la Cour de justice européenne. Le programme s’en prend au BNP (extrême-droite) et met en avant la solidarité internationale des travailleurs . 

